Création d’une direction nationale pour les écoles islamiques en Côte d’Ivoire (DINECI)

Création d’une direction nationale pour les écoles islamiques en Côte d’Ivoire (DINECI)

Encore un nouveau et important pas dans l’évolution de l’enseignement confessionnel islamique en Côte d’Ivoire.

La Direction Nationale de l’Enseignement Confessionnel Islamique dans notre pays est devenue aujourd’hui par la grâce de Dieu, une réalité. L’installation officielle s’est faite ce Dimanche 06 mai 2012 au Centre des Conférences du Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères au Plateau à l’issu d’un séminaire ténu à cet effet.

La cérémonie a été spirituellement révérée par la présence effective du Cheik Aimât Aboubakar Fofana Guide de la communauté musulmane et dignement honorée par la une forte délégation du Ministère de tutelle, le Ministère de l’Education nationale, par la Grande Chancelérie, les ambassades de la Turquie, des Etats Unis et du Nigeria, par l’UNICEF, ISESCO, UNESCO et autres acteurs et partenaires du système éducatif ivoirien.

Les travaux de ce séminaire ténu du vendredi 04 au samedi 05 mai 2012 étaient destinés à la constitution des textes et la mise en place de la Conférence et la Direction Nationale de l’Enseignement Confessionnel Islamique en Cote d’Ivoir (DNECI)e. Les séminaristes constitués de fondateurs, directeurs, enseignants d’établissements islamiques, d’associations et promoteurs œuvrant dans le secteur venus de partout en cote d’ivoire, ont ensemble convergé leurs actions à la constitution de textes et aboutir à l’élection unanime d’un Président national de la Conférence de l’enseignement confessionnel islamique (CECI). J’ai nommé El Hadj Aboubakar Sidik Konaté, l’actuel Président de l’OEECI et chargé de l’éducation au sein du COSIM.

Le Président déjà reconnu pour sa compétence, son engagement et ses expériences dans le secteur devra nommer avec son équipe, tel que stipulé dans les textes et dans un délai de 15 jours, un futur Directeur national de l’enseignement Confessionnel islamique en Côte d’Ivoire.
Quant à l’apothéose, elle a été simplement imbibée d’allocutions fortes après la lecture des motions de remerciement des séminaristes aux différents responsables de l’Education dont le Président de la République SEM Alassane Ouattara.

Le Président fraîchement élu de la Conférence El hadj Aboubakar Konaté, après s’être engagé officiellement à tout mettre en œuvre pour que ces structures fonctionnent, dresse toute l’attention sur des remerciements à Madame Kandia Camara ministre de l’Education nationale et au Cheick Aimât puis spécialement à Messieurs BIANGNE, KOUYATE Idriss, BINATE Raoul et Mesdames KOPIEU Jeanne et OURA Yvonne tous de l’education nationale.
Dans son allocution, M. Kouyaté Abdoulaye, Chef de Cabinet et représentant du Ministre de l’Education nationale encourage tous les acteurs du secteur de l’enseignement confessionnel islamique dans leurs actions de redynamisation. Le ministère aussi et le gouvernement travaillent toujours avec l’UNICEF, pour intégrer cette marge et atteindre d’ici 2020 un taux de scolarisation de 90% pour tout le pays.

Ensuite, il invite à s’inscrire dans la logique de la quête de l’excellence tel que prôné par la Ministre lors de la journée nationale de Mérite et d’Excellence. Enfin Il souhaite surtout une bonne entente et une cohésion des acteurs pour mieux étoffer l’offre d’une éducation de qualité et porteuse d’avenir.

Quant au Cheick, Guide de la communauté, il retrace l’historique des écoles coraniques. Selon lui, l’existence de celles-ci remonte au 14e siècle. Cet ordre d’enseignement est donc le plus ancien dans notre pays. Seulement, les parents musulmans s’opposaient aux écoles de la colonisation qui selon eux feraient perdre la foi à leurs enfants.

Ce qui a conduit à une marginalisation de beaucoup d’enfants du système officiel. Aujourd’hui, confrontés au contexte, Ils ont réussi à intégrer le français et rester fidèles à leur religion à travers les écoles medersas ou franco-arabe. Ces écoles sont installées partout en Côte d’Ivoire et accueillent des millions d’élèves. Il explique qu’à cause des volontés politiques, il a dû longtemps lutter avec l’OEECI (Organisation des Etablissements d’Enseignement Confessionnel Islamique en Côte d’Ivoire) pour mieux organiser le secteur et aboutir à la reconnaissance de l’Etat.

Car selon lui le problème des écoles islamiques est plutôt national que communautaire. Enfin Il remercie Madame la Ministre et à travers elle les autorités suprêmes du pays et félicite le séminaire.

Les bénédictions finales ont été dites par l’imam Kone Daouda President du Haut Conseil Imamal(HCI).

 

DOSSO ABOUBAKARY

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